Category: Livres,Romans et littérature,Littérature française
Le village de l'Allemand (Folio t. 4950) Details
Les narrateurs sont deux frères nés de mère algérienne et de père allemand. Ils ont été élevés par un vieil oncle immigré dans une cité de la banlieue parisienne, tandis que leurs parents restaient dans leur village d'Aïn Deb, près de Sétif. En 1994, le GIA massacre une partie de la population du bourg. Pour les deux fils, le deuil va se doubler d'une douleur bien plus atroce : la révélation de ce que fut leur père, cet Allemand qui jouissait du titre prestigieux de moudjahid... Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion véhémente et profonde, nourrie par la pensée de Primo Levi. Il relie trois épisodes à la fois dissemblables et proches : la Shoah, vue à travers le regard d'un jeune Arabe qui découvre avec horreur la réalité de l'extermination de masse ; la sale guerre des années 1990 en Algérie ; la situation des banlieues françaises, et en particulier la vie des Algériens qui s'y trouvent depuis deux générations dans un abandon croissant de la République. "À ce train, dit un personnage, parce que nos parents sont trop pieux et nos gamins trop naïfs, la cité sera bientôt une république islamique parfaitement constituée. Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez seulement la contenir dans ses frontières actuelles."Sur un sujet aussi délicat, Boualem Sansal parvient à faire entendre une voix d'une sincérité bouleversante.

Reviews
Bien tard pour pleurer l'holocauste et le commémorer alors qu'il aurait fallu savoir dire Non à temps et c'est ce Non qu'il nous exhorte à proférer, nous, Français, en regardant la banlieue pour ce qu'elle est , minée par la propagande islamiste depuis des lustres quand ses Com'Dad (le commissaire 'de proximité' ) usés, blasés mais loyaux républicains, ses associations, ses maires font ce qu'ils peuvent mais finalement pas grand chose et eux, musulmans, qui vivent la banlieue de l'intérieur, premières victimes de la mise en coupe bien réglée par les islamistes, avec ses discours simplistes mais efficaces.Malek-Malrich, petit gars bien de chez nous finalement, qui préfère ses copains à l'école et la débrouille à l'intégration sociale, devient au fil des pages, un authentique résistant qui fait marcher son cerveau et s'applique à convaincre ses potes ( d'abord) que ça ne peut plus durer avec ce qui se passe au risque de revivre des heures sombres de l'histoire contemporaine.On peut discuter à l'envie du parallèle établi sans nuance entre nazisme et radicalisme islamiste mais c'est un Algérien qui nous le dit: la culture de mort est la même et elle est au travail: elle fauche dans le bled algérien comme elle a d'abord fauché 'petit' en Allemagne; nul doute, pour Sansal, sur l'anti-culture universaliste des imams de malheur sur lesquels notre main n'a pas été assez lourde en faisant courir un risque évident à notre population musulmane.Reste à donner la parole aux Malek-Malrich, à les soutenir et donc à leur faire confiance. Idir-Quoi, perplexe, nous dit: "Ma mère fait la prière, elle tuerait pas une mouche" .Croyons le sur parole plutôt que de répéter comme un vieux disque rayé que l'islam n'est pas compatible avec la république .Seule une idéologie fasciste qui instrumentalise l'islam est à combattre de pied ferme.Qui dira que Sansal avait tort en 2008?


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